"You don't know anything about LOVE."

*

                    Ça a commencé comme ça... Vous montez le mont Blanc. Vous l'escaladez à grande vitesse, c'est grand, c'est fort, c'est nouveau, et ça fait du bien... Puis petit à petit vous redescendez, vous espérez que ça revienne, que le retour en arrière est possible, mais rien n'y fait, vous continuez de descendre, de chuter, puis, enfin, vous rencontrez une vallée. Vous vous demandez si ça reviendra. Si les monts Blanc y'en a plein, mais y'en a pas, vous marchez dans cette vallée, vous errez, mais vous ne retrouvez plus le même chemin. Vous tentez quand même, oui j'ai tenté... J'ai essayé de recommencer à écrire, je me suis relue pour m'imprégner de tous ces sentiments que j'ai craché autrefois, en me demandant à chaque ligne comment j'ai pu écrire ça, entre dégoût, horreur, et fascination, parce que j'suis coincée dans cette vallée et que j'm'y retrouve pas, dans tout ce brouillard et tout ce noir qui me fait atrocement peur. Les gens te disent que ça ira, que ça reviendra, mais ils ne te croient pas quand tu dis que tout s'est évaporé pour toujours. Je continue d'écrire mais mes mots n'ont plus la même odeur, plus d'ironie, de sarcasme, plus de rire, ni bonheur ni malheur, plus de peur, plus rien, juste des mots, avec leur définition dans le dictionnaire, c'est tout. Plus rien que ça. Abandonner. Pourtant. Ah ça non. Jamais. Même si c'était que des conneries ces Rêves de gosse. Même si tu le savais au fond de toi que même si ça te faisait un bien fou, ça allait s'arrêter, sans vraiment croire en toi, sans te dire qu'autre part, y'avait le mont Everest qui t'attendait, qu'il fallait pas abandonner, mais continuer dans cette vallée, car au début y'aura le vrai zénith qui t'ouvrira les bras mais... non. Juste espérer dans le vague sans vraiment prier pour de vrai. Sans croire en tes voeux. Sans te dire que ça peut t'arriver à toi. Les gens te disent, t'assoment de phrases que tu rêvais d'entendre, "Ça reviendra, tu es faite pour ça", mais y'a que toi qui sais... Y'a que moi qui sais qu'après cette vallée y'a rien. Et un jour ça ne te fait plus rien. Je n'essaye plus de me forcer à écrire quelquechose pour la conscience, comme accomplir un travail quotidien de façon obligée. Ponctuelle, pour se dire que c'est pas totalement terminé. Et même si je ne veux pas ouvrir les yeux, moi je le vois bien. Alors tu commences à déchirer tes écrits, tous ces papiers que tu ne reliras même pas une dernière fois pour goûter à la saveur du passé, pour t'y replonger, ça ne te touche plus. J'ouvre une nouvelle porte, tout est blanc, tout est vide, l'écriture m'a abandonnée, ou peut-être est-ce l'inverse, peut-être est-ce moi qui l'aie abandonnée. Pourtant derrière ces murs peints de blanc je vois bien qu'il susbiste des résidus du passé qu'on essaye de masquer par du superflu... Je sais que ça partira jamais, mais que ça ne reviendra pas non plus. C'est là, quelquepart, ça m'habite, mais ça ne sortira pas. Jamais plus.

Alors je referme calmement ce livre, et je le range au fond d'un tiroir. Puis faire comme avant. Ça sent le renfermé dans mon coeur, je l'ai pas ouvert depuis longtemps.


*

# Posté le samedi 07 novembre 2009 12:46

Modifié le samedi 07 novembre 2009 16:06

*****LE BORDEL TOTAL."AiRÉEL"... TU SAIS TOUT.Laëtitia NG.LIFE IS PARANOID~*****

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Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux
Puisqu'on est fou, puisqu'on est seul
Puisqu'ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux

J'aimerais quand même te dire,
Tout ce que j'ai pu écrire
Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux


Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes
À trop vouloir te regarder j'en oubliais les miennes
On rêvait de Venise et de liberté

J'aimerais quand même te dire,
Tout ce que j'ai pu écrire
C'est ton sourire qui me l'a dicté


Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves
Tu viendras toujours du côté où le soleil se lève
Et si malgré ça j'arrive à t'oublier

J'aimerais quand même te dire,
Tout ce que j'ai pu écrire
Aura longtemps le parfum des regrets.


Et puisqu'on ne vivra jamais tous les deux...




Francis Cabrel - L'encre de tes yeux
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# Posté le dimanche 25 octobre 2009 14:41

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 15:22

Les sales journées qui s'enfilent comme des perles sur un collier... Et tant que t'as encore de la place, t'en rajoutes, jusqu'à saturation.JUSQU'À SATURATION PUTAIN.

J'étais enchantée de vous avoir rencontré. Vous, vous, et peut-être vous. Je ne sais pas si je dois partir tout de suite, peut-être n'ai-je pas encore assez parsemé toutes mes étoiles sur ce papier mâché. Je suis venue ici les bagages en main et j'ai tout déposé, comme ça, dans cette chambre trop grande. Mais petit à petit je me suis fait une place, et j'ai pris mes aises. Peut-être trop, même. Qui sait. Mais je suis venue ici avec cette réserve, ce mystère que je ne voulais pas dévoiler, ce moi-même que je ne voulais jamais que l'on ne découvre. Je parlais à phrasés sybillins pour une incompréhension, pour vous brouillardiser. J'arrivais à masquer ma vie par ce charabia, pour qu'en me lisant, on comprenne mes sentiments mais jamais l'exactitude des faits. & pourtant chaque pas que je fais fait déguerpir ce brouillard devenu si peu brouillard, s'échappent ces vents trop gris qui poudraient ma vie d'un long rideau rouge. Tout était facile, personne ne savait, mais plus je m'avance dans cette voie-là, plus je me rends compte que je m'ouvre. C'est une chose que je n'aurais jamais voulu. Je vous donne toutes mes tripes dans mes mots mais jamais je ne vous aurais raconté ma véritable histoire. Pourtant là, en me relisant, je me dis que vous savez tout. & je n'aurais jamais voulu en arriver à là.

# Posté le samedi 24 octobre 2009 04:16

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:02

You are my WONDERWALL.

J'sais pas pourquoi ça te nique le coeur à ce point-là, tu vois maintenant tout se rapporte à ça, tout ne vient que de ça, la racine n'est que ça & la source ne sera jamais que ça, mais j'sais pas pourquoi ça me nique autant le coeur, comme si demain j'pourrais tout perdre alors que le fil ne se casse même pas, j'voudrais cesser d'avoir peur un moment, cesser de contrôler mes gestes, cesser de produire mon film parce qu'on peut pas vivre comme ça, enfin si je pourrais, j'en serai capable, mais est-ce un quotidien ? J'voudrais arrêter de me poser toutes ces questions, peut-être juste commencer une nouvelle fois à vivre, on passe son temps à me dire que c'est normal, mais c'est quoi la normalité ici ?

& je crève de ne pas t'entendre rire, je crève de t'entendre bafouer tous ces dits & on-dit, je crève de ne pas voir tes yeux éblouis & enfantins contraires à tes mains d'homme, je crève de ne pas sentir encore une fois ta main chaude qui prend la mienne discrètement, le regard ailleurs, je crève de tes bras qui ne me protègent pas moi, je crève de ne pas t'avoir ici près de moi, je crève, j'en crève, j'en crève de ton absence & de ton silence, mon amour ? J'espère seulement que tu m'entends. Mon amour ? Je t'aime.

Mais c'est bon, c'est rien, j'ai rien. Non ne me touchez pas je peux me relever toute seule merci. J'ai rien je vous dis, arrêtez de me regarder comme une malade. Je ne suis pas folle. Non ce ne fut pas une tentative de suicide ratée, rassurez-vous. Ne vous prenez pas pour des superhéros quand même, je voudrais pas que votre ego monte encore plus haut. Quoi ? Oui non mais ça c'est rien, juste mon coeur loin de lui qui s'emballe à chaque mètre qui nous sépare un peu plus. Oui je sais qu'il reviendra. Mais oui mais pendant tout ce temps je fais quoi sans ma vie ? Bah tiens, vous croyez que c'est facile vous ? J'appelle pas ça une moitié, moi. Mais un tout. Je ne suis pas que folle, je suis folle de lui.

&, pour ce faire, pour te faire comprendre tout ça, te dessiner un putain de big I LOVE YOU en nuages avec un avion... comme dans les films.

# Posté le lundi 13 juillet 2009 04:55

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 14:12

*--------------J`ai assisté au meutre de mon coeur.--------------Puis à son enterrement.--------------& là le deuil ne veut pas se faire.*


« So many make ups, so many break ups »--
Jamie Foxx.

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--------À toi, qui te reconnaîtra,

J'avoue avant je tentais de te comprendre mais je n'y arrivais pas complètement. Je savais que l'espoir était une notion qui t'était familière, mais à ce point-là, non, vraiment, je ne comprenais pas. Puis moi aussi je suis tombée dans le même gouffre que toi. Moi aussi j'ai commencé à vivre sans rien pour avancer, un peu dans le noir, dans le brouillard. Sans raison, puisque la raison s'était envolée. Puis j'ai compris. Dans un sens, je n'aurais jamais voulu comprendre, car comprendre cette douleur était la vivre. Mais je t'ai enfin comprise... & j'ai su. J'ai su pourquoi tu te raccrochais autant à ce passé, même si tu sens que chaque jour qui passe t'éloigne un peu plus de ton but. Même si tes yeux s'explosent sous le trop plein de larmes, si tu commences à baisser la garde & faiblir, c'est bon, je sais maintenant, parce que même si tu laissais enfin tomber, tu n'arriverais quand même pas à vivre, et que ces moments ont été trop beaux pour les oublier. J'avais envie de te dire "Ça ira un jour, tu oublieras" mais je me rends compte que c'est le genre de phrases à ne pas dire. Non ça n'ira pas, et non je n'oublierai pas, et je sais que toi non plus. Puis sortir une phrase sans intérêt comme "Putain on est dans la même galère". On se rend pas compte mais c'est déjà mieux, on se sent moins seul. Moi j'me sens moins seule, quand tu me dis pourquoi, comment, quand tu me racontes cet "avant", là où j'm'y retrouve, quand j'ai envie de te dire "Moi aussi" à chacune de tes phrases, parce que moi aussi j'ai perdu cette raison à ma vie. Mais tu sais que même si j'suis pas là, pas près de toi, à te dire ce que j'ai sur le coeur, à t'écouter me dire ce que toi tu as sur le coeur, tu sais que j'te suis, que j'entends tes appels à l'aide, que j'te vois te noyer mais je sais que j'fais rien pour te sauver, mais tu vois, moi aussi j'me noie, et on s'noie à deux, & c'est bon dans un sens de se savoir pas toute seule dans cet infini d'océan. J'pourrais te crier un incertain "Mais t'sais que c'est pas ça la vie" mais j'vois bien que tout est trop bousillé pour pouvoir encore retourner en arrière, alors maintenant, si, c'est ça ma vie, ta vie, notre vie. Mais t'sais que maintenant c'est la seule lumière du tunnel, et même si à chaque pas que tu fais elle faiblit, elle reste là, et je sais que t'es la seule à la voir cette lumière, et que tu t'y accroches, parce que pour toi c'est la seule sortie possible. Mais t'sais que maintenant t'as plus qu'une chose en tête, que le monde ne pourrait tourner qu'autour de ça, que le reste pourrait crever que tu t'en rendrais pas compte, mais j'sais que ça va pas, et que ça ira pas non plus, et qu'avec moi tu n'feras que t'enfoncer encore dans ces sables mouvants qui ne font que durcir lorsque ton cou s'enlise jusqu'au sang. Mais j'sais que c'est que le début, que la fin ne va pas venir, ni la bonne ni la mauvaise, que c'est que le commencement de la déchéance, je veux juste que tu saches que quelquepart, sans même que tu le voies réellement, je suis là, que je te suis, t'écoute, te lis, que je t'écris, que je m'écrie, et que je prie pour toi, je veux t'aider à ne pas chuter dans cette déchéance car je sais que c'est foutu, le processus est déjà en marche. Je veux seulement être là pour ne pas que tu sombres plus.

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 13:33

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:06