Sauve-moi mon amour.

J'voudrais avoir la force de laisser cette histoire entre quatre murs, sortir de cette pièce, claquer la porte et ne plus jamais y revenir. Mais c'est pas dans mes cordes, j'y arrive pas, j'ai toujours la tête tournée vers l'arrière, un pied coincé dans le passé. Je peux juste pas. & j'crois qu'au fond, je n'le veux pas non plus. J'ai envie d'sentir mon coeur léger d'un coup, fermer les yeux & ressentir juste une paix intérieure, mais c'est pas ça, pas encore ça, j'crois que j'ai un problème, un problème de coeur, vous comprenez ? J'voudrais que personne ne comprenne, car ceux qui comprendront se diront sûrement "Encore une victime, mais ça va passer", mais moi je suis pas un copier/coller de vos mémoires, je suis pas une habitude, parce que c'est pas "comme d'habitude", parce que c'est moi, c'est mon histoire, et ma certitude. & tant pis si vous n'y croyez pas.


- Laëtitia ?
- Oui ?
- Laëtitia, regarde moi, tu pleures ?
- D'accord.
- Non mais Laëtitia, s'il te plaît, regarde moi.
- D'accord.
- Tu pleures ?
- D'accord.
- Mais Laëtitia ! Ça ne va pas ?
- D'accord.
- Laëtitia, tu m'écoutes ? Pourquoi tu me regardes pas ?
- D'ac...cord. D'accord, d'accord. Je suis désolée. Mais je peux pas te regarder. Je peux pas me tourner vers toi. Je veux pas que tu voies que j'ai les yeux remplis de chagrin. Les chansons ça vous troue le coeur surtout quand ça va pas. Je suis désolée. Je voulais pas que ça se termine comme ça. J'ai envie de partir. Non attends, pour toujours. Je suis désolée. Je sais que j'ai fait beaucoup de mal aux gens. Je sais que je suis pas quelqu'un de bien, mais je le sens que j'ai un bon fond... Ce sont seulement mes actes qui... Je ne veux plus avoir à y penser, savoir que mes mains sont remplies de sang, excuse-moi, pardonne-moi pour tout. Je suis désolée. Désolée d'être un monstre, mais je l'ai pas voulu, je suis désolée d'avoir cette tête trop lourde de sentiments à porter, oui, j'ai dû dériver sur le côté, et peut-être le bonheur n'est-il pas seulement à ma portée... Tu te souviens ce que je t'avais dit ? Qu'on reconnaissait que ça n'allait pas quand on se rendait compte qu'on pourrait partir dans la seconde sans avoir rien à regretter, et quand on a rien à regretter c'est qu'on a rien à perdre. Alors oui, j'ai plus rien à perdre puisque j'ai tout perdu. Non, ça ne va pas. Je te le répète encore une fois, je suis désolée, un jour tu verras, je trouverai le courage quelquepart en moi de sauter le pas. Saut dans le vide. Bye bye. Je serai forte pour une fois, je ne faillierai pas. Je suis désolée. Désolée aussi de me répéter comme ça. Désolée d'être ce que je suis là maintenant. Mais je te jure, si j'avais pu choisir, j'aurais pas été ce... truc. Excuse-moi. Je sais que tes efforts pour me remonter sont vains, excuse-moi du temps perdu, excuse-moi pour tout. J'ai envie de partir pour toujours & ne plus avoir à penser à cette vie. J'voudrais être vraiment forte, et vivre avec ces voix dans ma tête qui ne cessent chaque seconde de me répéter "T'aurais pu faire mieux quand même". & pourtant je le sais tout ça, j'ai beau tendre la main & me dire que cette fois-ci sera la bonne, que je ne casserai rien, je trouve toujours le moyen de tout briser. Personne me croyait, mais c'était vrai. Oui, Laëtitia, c'est moi. Oui je t'écoute. Non ça ne va pas. & si je te regarde pas c'est pour ne pas avoir à affronter tes yeux désolés. J'aimerais avoir le droit à l'erreur, le droit au retour en arrière, pour tout rattraper, pour tout récupérer, pour que tout redevienne comme c'était... Mais je n'ai pas ce pouvoir. Je n'ai pas cette force. Je n'ai plus de force. Je n'ai plus la force de rien, sauf peut-être celle de pleurer. Mais j'appelerai plus ça une faiblesse.


J'ai perdu le fil en tentant de gagner le large. J'attends pour toujours. J'ai cette certitude idiote qui m'aide à vivre. Je suis déboussolée, désorientée. J'ai pas perdu mes repères mais mes raisons. Je pourrais tenter d'avancer mais tenter seulement. Mais je ne le ferai pas. Car je ne saurai pas pourquoi. J'ai perdu toutes mes raisons. Je ne trouve pas de suite à ce "Parce que" qui me pèse. J'ai peur car la suite ne s'écrit pas. Je vois les gens avancer et moi rester sur le même trottoir. Je fais pitié. Non sérieusement, je fais pitié.
# Posté le mardi 07 juillet 2009 08:05
Modifié le jeudi 09 juillet 2009 14:23

*--------------J`ai assisté au meutre de mon coeur.--------------Puis à son enterrement.--------------& là le deuil ne veut pas se faire.*


« So many make ups, so many break ups »--
Jamie Foxx.

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--------À toi, qui te reconnaîtra,

J'avoue avant je tentais de te comprendre mais je n'y arrivais pas complètement. Je savais que l'espoir était une notion qui t'était familière, mais à ce point-là, non, vraiment, je ne comprenais pas. Puis moi aussi je suis tombée dans le même gouffre que toi. Moi aussi j'ai commencé à vivre sans rien pour avancer, un peu dans le noir, dans le brouillard. Sans raison, puisque la raison s'était envolée. Puis j'ai compris. Dans un sens, je n'aurais jamais voulu comprendre, car comprendre cette douleur était la vivre. Mais je t'ai enfin comprise... & j'ai su. J'ai su pourquoi tu te raccrochais autant à ce passé, même si tu sens que chaque jour qui passe t'éloigne un peu plus de ton but. Même si tes yeux s'explosent sous le trop plein de larmes, si tu commences à baisser la garde & faiblir, c'est bon, je sais maintenant, parce que même si tu laissais enfin tomber, tu n'arriverais quand même pas à vivre, et que ces moments ont été trop beaux pour les oublier. J'avais envie de te dire "Ça ira un jour, tu oublieras" mais je me rends compte que c'est le genre de phrases à ne pas dire. Non ça n'ira pas, et non je n'oublierai pas, et je sais que toi non plus. Puis sortir une phrase sans intérêt comme "Putain on est dans la même galère". On se rend pas compte mais c'est déjà mieux, on se sent moins seul. Moi j'me sens moins seule, quand tu me dis pourquoi, comment, quand tu me racontes cet "avant", là où j'm'y retrouve, quand j'ai envie de te dire "Moi aussi" à chacune de tes phrases, parce que moi aussi j'ai perdu cette raison à ma vie. Mais tu sais que même si j'suis pas là, pas près de toi, à te dire ce que j'ai sur le coeur, à t'écouter me dire ce que toi tu as sur le coeur, tu sais que j'te suis, que j'entends tes appels à l'aide, que j'te vois te noyer mais je sais que j'fais rien pour te sauver, mais tu vois, moi aussi j'me noie, et on s'noie à deux, & c'est bon dans un sens de se savoir pas toute seule dans cet infini d'océan. J'pourrais te crier un incertain "Mais t'sais que c'est pas ça la vie" mais j'vois bien que tout est trop bousillé pour pouvoir encore retourner en arrière, alors maintenant, si, c'est ça ma vie, ta vie, notre vie. Mais t'sais que maintenant c'est la seule lumière du tunnel, et même si à chaque pas que tu fais elle faiblit, elle reste là, et je sais que t'es la seule à la voir cette lumière, et que tu t'y accroches, parce que pour toi c'est la seule sortie possible. Mais t'sais que maintenant t'as plus qu'une chose en tête, que le monde ne pourrait tourner qu'autour de ça, que le reste pourrait crever que tu t'en rendrais pas compte, mais j'sais que ça va pas, et que ça ira pas non plus, et qu'avec moi tu n'feras que t'enfoncer encore dans ces sables mouvants qui ne font que durcir lorsque ton cou s'enlise jusqu'au sang. Mais j'sais que c'est que le début, que la fin ne va pas venir, ni la bonne ni la mauvaise, que c'est que le commencement de la déchéance, je veux juste que tu saches que quelquepart, sans même que tu le voies réellement, je suis là, que je te suis, t'écoute, te lis, que je t'écris, que je m'écrie, et que je prie pour toi, je veux t'aider à ne pas chuter dans cette déchéance car je sais que c'est foutu, le processus est déjà en marche. Je veux seulement être là pour ne pas que tu sombres plus.
# Posté le dimanche 05 juillet 2009 13:33
Modifié le mercredi 08 juillet 2009 06:58

Mes mots ne sont plus les mêmes, je ne les reconnais plus. C'est comme ça à chaque fois après un syndrôme de la page blanche. Je perds mes mots pour en retrouver d'autres.

Mes mots ne sont plus les mêmes, je ne les reconnais plus. C'est comme ça à chaque fois après un syndrôme de la page blanche. Je perds mes mots pour en retrouver d'autres.


-Il est 6h25, j'ouvre les yeux. La chaleur m'a réveillée. Ou alors sont-ce peut-être le hurlement insupportable des corbeaux, ou les piaillements incessants de d'autres créatures volatiles dont je ne connais pas le nom, et dont, en réalité, je me fiche bien de connaître d'ailleurs. C'est la même chaleur chaque matin qui stoppe mon réveil à une durée de trois heures. Ce sont les mêmes oiseaux qui chantent. Encore. Comme d'habitude. Il y a toujours ce même poster géant et horrible du planisphère collé sur un de mes murs, avec ses horribles traces des mille et une pliures, et sur ses bords, du scotch qui a jauni. Il est 6h30, comme d'habitude, j'entends ma mère se préparer, et mon père qui vient tout juste de partir... Petits pas discrets dans le couloir, claquement de porte. Bam. Comme d'habitude, j'entends le cliquetis de la souris de l'ordinateur, et le bruit de chaque touche du clavier sous les doigts rapides et pressés de ma mère. Ce sont toujours les mêmes meubles dans ma chambre, le même bleu sur mes murs, et la même couverture avec laquelle je me suis endormie hier. Mais je vois bien qu'il y a un problème, que tout a changé, que plus rien n'est pareil. C'est peut-être le même décor mais dans les coulisses on vient de changer le script. Il est 6h25, je me réveille, l'extérieur est le même, mais l'intérieur est chamboulé. Hier, mon coeur s'est vidé. Je vis à moitié. J'ouvre la porte et sors de cette chambre. Ces murs m'opressent. Je me regarde dans le miroir, j'ai l'air d'une morte. C'est peut-être pas totalement faux. Je choisis mon sourire du matin. J'hésite entre un énorme sourire et un discret. J'opte pour le second, je ne crois pas avoir la force suffisante pour faire semblant. Je mime mes habitudes et mes gestes d'humaine. Je me souviens de ce que je dois faire & le fais mécaniquement.


-Pourtant, si on y regarde de plus près, on se rend compte que par moments, quand personne n'est là pour le voir ou pour jeter un coup d'oeil pour s'en apercevoir, que des larmes coulent sur les joues de cette jeune fille. Oh, pas la mer non plus, oh non, juste là, trois-quatre larmes comme ça, puis après ça s'arrête. Quand elle se trouve derrière un mur, ou seule dans une pièce, enfin, elle lâche prise, tous ces os qui se sont tués à se tenir droit pour qu'elle ressemble à une vivante, là, elle laisse tomber toute cette droiture impeccable et parfaite pour exploser et s'effondrer en larmes.


-J'ai pour compagnie nocturne une boîte de mouchoirs. J'écoute des chansons que je n'aime pas pour ne pas pleurer sur celles que j'aime, & qui me font rappeler celui que j'aime. Il est 6h40, je regarde ma main, elle me démange d'écrire. Je sais encore que ce sera nul, que je ne serai pas satisfaite, mais je le fais quand même, juste pour dire ce que j'ai à dire et moins y penser. Avant j'avais cette confiance, cet espoir que tout était resté intact, comme hier, même si ça n'allait pas bien. Mais aujourd'hui ça a changé. Je sais bien que ça a changé, mais pire, je le sens. Je suis tombée tellement de fois. J'ai que quinze ans & je suis Malheureuse, c'est idiot, je ne devrais pas, à quinze ans on devrait pas avoir le temps de penser qu'on va mal, que ça va mal, que ça fait mal, à quinze ans on devrait se soucier de rien et juste... vivre. Mais vivre c'est dur. C'est compliqué. Mais j'aurais la force un jour de le faire. Il est 7h39, ma mère vient de partir. 7h40, même pas le temps de réfléchir que mes yeux s'innondent de larmes. Je vois flou. J'voudrais me passer à la machine à laver et me détacher de toutes ces tâches. Il est 7h43, ma soeur se lève. Ouf, mes larmes ont déjà séché sur mes joues. Personne n'a rien vu.
# Posté le mercredi 01 juillet 2009 01:52
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 13:15

 ■ ■ ■
Mais c'est dur, compliqué, ça ne sort pas, je n'y arrive pas. J'écris, j'efface, rien n'est assez bien. Mes phrases ont des débuts mais jamais de fins. Je commence sans pouvoir achever. J'ai sans pouvoir donner. Je sais sans pouvoir transcrire. J'ai beau chercher, rien n'atteint ce zénith-là. & j'ai peur de le poser quelquepart... n'importe où, là où quelqu'un viendrait le chercher. Ça se vole, ça se perd. Cette confiance en un futur heureux certain.

Le soleil se lève & enfin j'y crois. Ces poussières d'étoiles sont venues balayer ces poussières de mal. R&L, je t'aime...
[Edit] I WAS WRONG.
Pas sur les mots, sur le reste.
# Posté le samedi 27 juin 2009 06:12
Modifié le mercredi 01 juillet 2009 01:54

R&L*_____Mais y'a pas que ça.Mais vous entendriez pas ce que je n'dis pas.Si vous lisez, oubliez. Je sais pas pourquoi je l'ai fait. Si vous voyez, oubliez. Je sais pas pourquoi je l'ai mis. / Oh et puis... J'm'en fous. / Géant de papier; L'encre de tes yeux; J'te mentirais. / Pardon je n'ai pas toute ma tête. J'm'enivre sur du Cabrel, je l'aime à mourir, sous un air faussement dévastateur de Jacques Brel, ne me quitte pas, mon coeur il déraille, ça part en couille j'dirai, mes intestins s'enmêlent entre eux dans un tourbillon malsain qu'on appelle Amour, & c'est plus des boules de bowling, c'est des coups de poing dans mon ventre. J'vis de ça, j'ai décidé d'me lever pour ça, d'rire pour ça, d'jouir pour ça, parce que ce ça-là il est devenu tout. & ça fait con de dire ça, j'ai quinze ans & j'me crois déjà dans le futur, y'a tellement de filles de quinze ans qui y ont cru, mais si on est deux à le croire, à y croire vraiment, alors ça change tout... J'avance pas toute seule, y'a un conducteur à côté de moi qui fonce lui aussi, je veux pas seulement rouler je veux planer, je veux pas seulement avancer, je veux du bon du vrai, du fort, du MMMH ! je veux tracer. Y'avait des trous dans mon corps & mon esprit mais t'as tout bouché & ça tient. J'm'évade niveau cocon, dans ces superflus de roses & de jouissance pour du rien qui paraît gros. Dans tout cette bulle funeste qui paraît tendue comme du fil, il s'avère que l'électricité qui en démène ne mène qu'à du bon. Je ne fais pas que m'y plonger, je crois que je m'y noie. Plus le temps passe & plus j'y crois, la tempête ne se calme pas mais j'ai cessé d'avoir peur, depuis que tes bras sont là pour me protéger. J'vois cette émanation de flous bleutés & rosés qui s'évaporent de ma poitrine, si ça n'tenait qu'à moi j'aurais tout fusionné pour en extraire le meilleur. Mais on peut pas attraper du sentiment, c'est comme du vent. Ça existe, j'dis pas l'contraire, mais ça s'envole, inatteignable, indomptable, oh mon amour, mon tendre trésor, je n'ai vraiment pas toute ma tête. / "Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville" Paul Verlaine.Reconstruction massive, première. Action.

*

Mon coeur c'est contre moi, je peux pas lâcher prise, c'est trop dur. & je sais que parfois tu desserres ton étreinte, me laisses dégringoler & me rattrapes en plein vol pour voir si je me laisses choir sans rien faire & sans que ça n'me fasse rien, ou si au contraire je m'accroche à tes bras & à tes yeux assassins qui cachent un Love you incertain. Il faut que tu comprennes, j'aimerais que tu saches. Mon coeur ne t'en va pas comme ça, ne t'éloigne pas, j'ai mal de cette absence, tout ce silence me ronge les os jusqu'au sang, je peux pas vivre car je suis amputée de ma vie. T'as peur que je parte en coup de vent parce que je semble indécise, hésitante, & pas si confiante, & comment me faire confiance ? Ce ne sont que des mots. Mais tu n'sais pas ce qui se cache dans mon intérieur. Mon coeur reste encore, reste pour toujours, c'est la seule chose que je te demande, si tu restes je reste... Mais je crois que même si tu partais je resterai quand même, juste parce que l'espoir de ton come back s'épuisera encore dans ma tête. Mon coeur donne raison à tes mots, à tes promesses, à tes regards & tes gestes, dis-moi que tu penses tout ce que tu me dis, & que ces paroles seront d'actualité jusqu'à la fin de notre existence. Mon coeur je comprends pas comment tu peux être si contradictoire comme ça, des fois j'ai peur que le lendemain tu ne penses déjà plus ce que tu m'as dit hier... & tu vis, tu respires, tu ris, tu arrives à tout faire sans moi, alors que moi sans toi c'est comme une remorque sans son camion, une chaussure sans son pied, j'ai rien pour avancer, je suis une voiture sans moteur, un portable sans batterie, ou alors une batterie faible... Mon coeur j'ai peur que tu te rendes compte que toi t'arrives à être heureux sans moi. Parce que moi je ne le peux pas sans toi.

SOS d'une jeune fille en détresse.
A peine moi.
Tout juste moi.

*
R&L*_____Mais y'a pas que ça.Mais vous entendriez pas ce que je n'dis pas.Si vous lisez, oubliez. Je sais pas pourquoi je l'ai fait. Si vous voyez, oubliez. Je sais pas pourquoi je l'ai mis. / Oh et puis... J'm'en fous. / Géant de papier; L'encre de tes yeux; J'te mentirais. / Pardon je n'ai pas toute ma tête. J'm'enivre sur du Cabrel, je l'aime à mourir, sous un air faussement dévastateur de Jacques Brel, ne me quitte pas, mon coeur il déraille, ça part en couille j'dirai, mes intestins s'enmêlent entre eux dans un tourbillon malsain qu'on appelle Amour, & c'est plus des boules de bowling, c'est des coups de poing dans mon ventre. J'vis de ça, j'ai décidé d'me lever pour ça, d'rire pour ça, d'jouir pour ça, parce que ce ça-là il est devenu tout. & ça fait con de dire ça, j'ai quinze ans & j'me crois déjà dans le futur, y'a tellement de filles de quinze ans qui y ont cru, mais si on est deux à le croire, à y croire vraiment, alors ça change tout... J'avance pas toute seule, y'a un conducteur à côté de moi qui fonce lui aussi, je veux pas seulement rouler je veux planer, je veux pas seulement avancer, je veux du bon du vrai, du fort, du MMMH ! je veux tracer. Y'avait des trous dans mon corps & mon esprit mais t'as tout bouché & ça tient. J'm'évade niveau cocon, dans ces superflus de roses & de jouissance pour du rien qui paraît gros. Dans tout cette bulle funeste qui paraît tendue comme du fil, il s'avère que l'électricité qui en démène ne mène qu'à du bon. Je ne fais pas que m'y plonger, je crois que je m'y noie. Plus le temps passe & plus j'y crois, la tempête ne se calme pas mais j'ai cessé d'avoir peur, depuis que tes bras sont là pour me protéger. J'vois cette émanation de flous bleutés & rosés qui s'évaporent de ma poitrine, si ça n'tenait qu'à moi j'aurais tout fusionné pour en extraire le meilleur. Mais on peut pas attraper du sentiment, c'est comme du vent. Ça existe, j'dis pas l'contraire, mais ça s'envole, inatteignable, indomptable, oh mon amour, mon tendre trésor, je n'ai vraiment pas toute ma tête. / "Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville" Paul Verlaine.Reconstruction massive, première. Action.
# Posté le mardi 23 juin 2009 04:19
Modifié le samedi 27 juin 2009 06:23